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21/10/2015

 

 

 

 

 

 

NOUVEAU BLOG ► AZERLEEN.SKYROCK.COM/

 

 

 

 

 

 

Tags : Présentation

No man's land 18/10/2017

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2015  2016  2017  2018

 

Pour un mètre et soixante-quatorze centimètres
Poids de forme : 56 kg | Poids actuel : 59, 3 kg | Poids désiré en période d'anorexie : 50 kg
[Actuellement, IMC à 19,1, soit corpulence normale.]

 

 

MON PROBLEME

 

Je suis atteinte depuis quelques années du syndrome de déréalisation-dépersonnalisation. Je suppose qu'il s'agit d'un après-coup d'un choc lors de mon enfance, après la mort d'un proche, où j'ai vu des membres de ma famille faire tomber très violemment leurs masques et mon insouciance par la même occasion. 

 

• La déréalisation-dépersonnalisation (DR/DP) est une altération de la perception ou de l'expérience du monde extérieur et intérieur qui apparaît étrange, irréel, et factice. Suivant les cas, les éléments normalement ancrés dans la personnalité comme la notion d'existence peuvent être par exemple remis en question. La déréalisation est en quelque sorte une expérimentation d'un doute métaphysique de manière concrète. Tout ce que le sujet a toujours connu a disparu. La normalité s'est évaporée et ne reviendra jamais pour lui à cet instant. « Je vois mes bras, je les touche, mais sont-ils réellement à moi ? ». Le sujet a l'impression de ne plus être lui-même. La sensation de devoir fuir dans les plus brefs délais peut l'envahir : courir vers un lieu connu, rentrer chez lui, mais surtout sortir de cette claustrophobie purement psychique.

 

• Quand il jouait enfant à se cacher dans un placard, il disait stop, pouce, on arrête. A présent, les murs de l'angoisse se resserrent sur lui-même sans qu'il ne puisse sortir en ne faisant que pousser une porte. Les symptômes sont nombreux : le c½ur bat la chamade, des picotements se font ressentir dans les extrémités des membres, les mains sont moites. Ces symptômes et ces sensations sont ceux d'une crise de DR/DP. Ce qui est douloureux, c'est qu'il est difficile d'expliquer son ressenti. Les mots manquent. Ceux qui reviennent le plus souvent sont les mots « irréel », « spectateur de moi-même », « je deviens fou », sans possibilité d'y échapper. Cependant, contrairement aux psychoses, la réalité ne disparaît pas. Il s'agit plus d'un sentiment de doute vertigineux. Dans le cas de la psychose, le sujet est persuadé que tout est commandé par un être externe, une puissance extérieure. 

 

• Ces pathologies sont dites de troubles dissociatifs, ce qui consiste en interruptions ou en ruptures des processus de mémoire, de conscience, d'identité ou de perception. Les personnes sujettes à ces troubles se sentiront comme éloignées d'elles-mêmes, comme en dehors de leur propre corps. Elles peuvent même parfois se percevoir de l'extérieur de leurs corps comme si celui-ci était un automate ou un robot, comme si elles étaient dans un rêve ou dans un film. Les gens qu'elles connaissent peuvent également leurs paraître étranges ou inconnus. Une altération de la perception du temps peut aussi être ressentie. 

 

Je suis comme un frelon qui se cogne contre une vitre fermée alors que toutes les autres fenêtres de l'appartement sont ouvertes.

 

EFFETS SECONDAIRES

 

→ Provoque de lourdes crises (hystérie, pleurs, panique, paranoïa).
→ Violences envers moi-même (griffures et morsures). 
→ Troubles du comportement alimentaire (plus tournés vers l'anorexie).
→ Absences, cauchemars, insomnies, paralysies du sommeil. ✘ en ce moment
→ Pertes de confiance en moi, impression totale de solitude.

 

DERNIÈRE CRISE D'ANGOISSE

 

04 décembre 2017 : j'avais passé un excellent week-end, passé à sortir avec mes amies et décorer la maison pour Noël, avec en fond les chansons de Mariah Carey (à l'époque où elle chantait naturellement bien, et pas en play-back). J'étais partie me coucher de bonne humeur. Je sentais une force nouvelle m'envahir, celle de l'optimisme. Seulement, à 23 heures, je me suis réveillée. J'ai eu une grosse vague de déréalisation. J'ai essayé de me forcer à réfléchir normalement, mais je n'y arrivais pas. Alors j'ai allumé ma lumière. Depuis mon lit, j'ai redécouvert ma chambre. Je trouvais tous les meubles imposants, grands comme jamais ils ne l'avaient été. J'ai regardé mon corps, mes bras, mes mains. Tout perdait un sens. Tout était absurde, irréel. Je n'ai pas cédé à la panique qui m'habitait. Je me suis levée, j'ai fait un tour aux toilettes, et je me suis arrêtée dans ma salle de bain. Voir mon visage n'a fait qu'empirer les choses, j'étais totalement perdue. Je suis allée voir ma mère. « Maman, je ne me sens pas bien », j'ai dit. Elle a répondu : « Tu as envie de vomir ? ». J'avais juste envie de m'enfuir, de sortir du rêve. J'étais incapable de trouver des mots pour lui expliquer la violence à l'intérieur de ma tête. J'ai dit « Je ne sais pas », je me suis assise sur le bord de son lit et j'ai pleuré. Elle m'a prise dans ses bras. Puis elle s'est levée, a éteint la lumière dans ma chambre, est revenue, a mis le réveil pour l'heure à laquelle je me lève, m'a fait une place et j'ai passé la nuit dans son lit. Mon sommeil n'a pas été parfait, entrecoupé de phases de réveil, mais peu importait car je me sentais en sécurité.

 

SUIVIT | ACTUELLEMENT : je remonte la pente !

 

 27 octobre 2017 : un mois après mes dernières nouvelles, qu'y a-t-il de nouveau ? Eh bien, pas grand chose. J'ai fait une crise de panique en classe lors d'une lecture à l'oral, le stress s'est installé partout et je n'arrive pas à me détacher de mon chronophage de passé. Je vis dans le passé. J'ai 16 ans, mais une grande partie de moi est bloquée dans mes 9 ans. Cela fait huit ans qu'un être cher m'a quittée et je n'ai encore jamais remis les pieds dans les endroits de mon enfance, je n'ai encore jamais vu sa tombe, je ne lui ai encore jamais apporté de fleurs. En quelques mots : huit ans que je m'emmure dans des souvenirs. Je n'ai pas fait mon deuil, ça me bouffe la vie. Je ne fais que pleurer. Je pleure sur Google Maps quand je vois sa maison, je pleure quand je lis son avis de décès, je pleure quand je repense au temps d'avant. J'ai si mal, j'ai si mal... Et les oiseaux ne chantent plus, comme dit si bien Rammstein dans Ohne Dich [« Sans toi »]. Je souffre énormément. Pour m'épauler, crier ce que je ressens, essayer de lâcher un peu de lest, j'ai commencé l'écriture d'une fiction qui me tient vraiment à c½ur. Si vous voulez la lire, c'est juste ici : chronos-desiderium.sky. J'essaye de tenir le coup, mais je n'ai aucune force, aucune volonté. Je pars perdante d'avance et ça me tue. Vraiment.

 

 22 novembre 2017 : y'a eu un élan de joie. J'allais presque mieux. J'étais à nouveau drôle, enjouée, positive. J'ai réalisé à quel point j'aimais un garçon, à quel point je pouvais faire en sorte qu'il m'aime en retour. Oui, c'était bien. Et puis il y a eu ce rêve, où j'ai vu mon arrière-grand-père, où j'ai cru aveuglément que c'était la réalité, et où j'ai extrêmement souffert de mon retour au réel. Je suis très fatiguée, un rien m'épuise, je ne me supporte pas. J'ai envie de crier, de pleurer. J'ai besoin d'un câlin, d'un amour fort, mais ça manque. Je râle toute la journée, je suis très pessimiste. J'ai l'impression que rien ne va, que chaque chose que je fais est ratée. Je réclame le soutien de mon jumeau, ma moitié. Mais il ne m'écoute jamais. Il parle de sa journée, et quand je veux lui parler, il dit « OK » et reprend son récit. Et quand je lui fais remarquer qu'il ne m'écoute absolument pas, il s'énerve, me dit des choses très méchantes. J'aimerai vous donner une phrase que j'avais écrite cette été à mon sujet : « Elle a envie de crier mais ça s'estompe sur ses lèvres pour dessiner un sourire ».

 

07 décembre 2017 : ça y est. J'ai retrouvé la force. Celle de sourire, de me laisser-aller, de ne pas céder. Mes journées ne sont pas parfaites. Je me plains encore, je râle encore, parfois je suis triste. Quand bien même je suis totalement déréalisée par moments, je ne lâche pas. Gros combat intérieur. Je suis quelqu'un qui est de base très optimiste. Qui pense que rien n'arrive par hasard et que tout est pour le mieux. Alors c'est parti ! Je me relève. Je tombe. Je me relève encore. 

Remix from Azerleen

Tags : Déréalisation - Dépersonnalisation - Angoisse

« Je garde au plus profond de moi tout ce que tu m'as aimé. » 18/10/2017

– Slimane, A fleur de toi

 

 

Le courage est un mot souvent employé en société. On parle d'Hommes qui ont eu le courage de tirer pour sauver leur peau, le courage de venir sauver le bébé pendant que les flammes brûlaient la maison. Mais le courage selon moi a une toute autre définition. Je parle ici du courage des gens de tous les jours ; le courage de celle qui sourit pour dissimuler ses nuits blanches, le courage de celui qui salue l'Autre solitaire. C'est ce genre de personnes simples et peu reconnues qu'il revient de nommer courageuses. Parce qu'elles sont là et qu'on ne les voit pas, parce que quand elles partent on leur manque un peu ; parce qu'elles donnent de la gentillesse alors qu'elles en méritent deux fois plus, et c'est souvent les plus braves qui sont habités des plus grandes appréhensions. Au-delà du courage que j'évoque, il sommeille aussi beaucoup d'amour. Les courageux sont ceux qui aiment.  Ils font couler du miel sur nos plaies pour qu'elles soient douces et lumineuses. Ils disent « Tu es fort » à ceux qui ne peuvent se retenir de pleurer. Ils lancent en un regard un millier de lucioles pour éclairer vos sombres pensées. Les courageux sont des anonymes. En leur courage ne réside aucune violence, aucun besoin d'être remarqué. Ils sont justes là pour vous, et en vérité, peu sont là pour eux.

 

Texte écrit dans le cadre d'un devoir de français au lycée sur l'Humanisme : Décrire une des vertus de l'Homme.
NOTE : 14/20

 

© A Z E R L E E N

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Tags : Texte personnel

« Pourquoi je cours dans le passé, avec tous les souvenirs qui ne pouvaient pas durer ? » 18/10/2017

– Saving Abel, Mystify

 

 

Je suis une coquille vide. De mon apparence je me soucie, j'aimerai trouver que j'ai maigri ; des souvenirs je suis émue, j'aimerai oublier les ongles sur ma peau nue. J'éprouve un grand vide, si grand qu'il mériterait une majuscule ; les jours passent insipides, et je n'suis qu'un être minuscule. Qui a ce besoin d'être aimé, ce besoin de se sentir désiré. Alors ça coule, ça glisse, comme les gouttes de rosée sur l'herbe. Ce sont des pleurs intérieurs, c'est de la fatigue morale. L'impression d'attendre désespérément quelque chose qui ne vient pas, et rentrer le vendredi soir avec un trou au ventre, comme s'il manquait quelque chose. Bout manquant, où es-tu ? Sortirais-je un jour de mes moments vécus ? Les souvenirs se transforment en rêveries. Ils comblent mes journées, s'immiscent dans mes pupilles. Réduite à l'état d'automate, je ne rêve que d'un peu de consistance, de profondeur, de douceur aussi. De quelque chose qui me maintienne en vie. Car je suis une coquille vide.

 

© A Z E R L E E N

Remix from Azerleen

Tags : Texte personnel

« Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle, impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles. » 18/10/2017

– Trust, Antisocial

 

 

Dans notre société, il s'agit surtout de faire profil bas, de se fondre dans la masse, de se replier dans un rôle et dans une vie. Alors on sort son nouveau téléphone, on branche nos écouteurs et l'on ne parle à personne, on n'offre aucun sourire bienveillant au monde qui nous entoure. En d'autres termes, c'est de l'enfermement moral ; de la claustrophobie psychique. On s'enferme dans un bureau, et un autre jour, on est enfermé dans un cercueil, si bien que personne ne prend plus le temps d'avoir du temps ; personne ne prend plus la peine d'observer la lune dans le ciel du jour, comme un filtre opaque sur une lumière bleue ; personne ne prend plus l'envie de ressentir dans sa globalité la morsure du froid au bout de ses doigts, un matin d'hiver. En effet, le monde appréhende pléthore de choses insignifiantes qui mériteraient d'être ignorées. Les dissidents sont dès lors des robots défectueux – comme se plaît à le chanter Muse dans son single Defector – ; des antisociaux perdant leur sang-froid – comme dirait le groupe français Trust dans Antisocial. C'est pourquoi certains aiment à imaginer un monde où chacun est inondé de sagesse, où l'on chérit la saveur douce et lumineuse de l'eau, où l'on lève les yeux au ciel après l'orage en pensant : « J'admire ces nuages. ». Au fond, inconsciemment on suit la foule, au fond inconsciemment on ne suit plus son soi. L'humain-automate m'indigne, m'offense, m'irrite, me scandalise, me révolte. Seulement nous tous sommes pris dans cette spirale interminable qui ne fait que se resserrer. Humain, essaye de sentir l'odeur de l'herbe coupée ; de goûter au sucré des fruits ; de voir la beauté de la source sauvage ; de toucher la roche bleue ; de sentir le vent dans tes cheveux. En peu de mots, cesse de te contenter d'exister : vis. 

 

Texte écrit dans le cadre d'un devoir de français au lycée sur la critique de la société : Ecrire un réquisitoire.
NOTE : 13/20

 

© A Z E R L E E N

Remix from Azerleen

Tags : Texte personnel

« Oh, Père, dis-moi : avons-nous ce que nous méritons ? » 17/09/2017

– Kaleo, Way down we go

 

 

C'est un combat quotidien, un combat qu'on a en commun. Je partage ta vie comme tu partages la mienne, on est deux au devant de la scène. Mon alter-ego, l'homme que je trouve le plus beau sans pour autant en tomber amoureuse, je veux juste que quelqu'un te sorte de tes périodes brumeuses.  « Je t'aime » on le dit souvent de travers, mais je t'aime car tu es mon ami au paradis comme en enfer. Je voulais simplement te protéger, seulement comme d'habitude j'ai échoué. Je sais que ton c½ur se brise, que t'as les yeux comme des guirlandes de Noël cassées, je sais que t'as envie de défaire sa chemise, que t'es accro d'un amour sans le retour espéré. C'est plus fort que moi, je culpabilise pour quelque chose qui ne me brûle pas, mais j'aurai aimé être devant toi, prendre toute la peine dans mes propres bras. Tu dois être heureux, trouver ta spéciale, et je serai toujours triste un peu, devant tes rêves incompatibles d'idéaux paisibles.

 

© A Z E R L E E N

Remix from Azerleen

Tags : Texte personnel